la fibromyalgie , une maladie fréquemment associée aux borrélioses chroniques



FIBROMYALGIE
Diagnostic différentiel

Extrait de Myalgies International, vol. 3 (1) : 5-62, 2004 sous presse.


Après le bilan paraclinique et en l’absence d’anomalies spécifiques, l’interrogatoire (circonstances déclenchantes, influence de l’effort ou de l’exercice physique sur les douleurs, signes musculaires associés, signes systémiques, fièvre) et l’examen évitent des investigations trop poussées qui peuvent renforcer l’inquiétude du malade. 

L'existence de douleurs diffuses, de troubles du sommeil, de points douloureux à l'examen clinique, une diminution de la TIM (=/<221 mmHg) constituent une bonne orientation diagnostique. Elle permettra, bien qu'il n'existe pas à l'heure actuelle de thérapeutique miracle, une prise en charge des patients fibromyalgiques la plus adaptée possible, en sachant que le traitement est long et difficile. La confiance du malade, une bonne connaissance de la maladie par le médecin sont indispensables. 

Voir également les critères de diagnostic ont été établis par l'American College of Rheumatology : [Lire] 

Bilan d'une fibromyalgie clinique

1/ Les indispensables
  • Hémogramme + VS + CRP : à la recherche d’un syndrome inflammatoire ou d’une éosinophilie sanguine, présents dans certaines parasitoses ou fasciites inflammatoires.
  • Ionogramme sanguin : à la recherche d’une hypokaliémie médicamenteuse (diurétique, corticoïdes) ou endocrinienne (hyperaldestéronisme).
  • Magnésium éryhtrocytaire : bien que faisant partie des RMO, dans ce contexte, il doit être pratiqué.
  • Calcémie, phosphorémie, calciurie, phosphaturie, phosphatases alcalines : pour éliminer une ostéomalacie et un diabète phosporé.
  • Urée, créatinine, uricémie : pour démasquer une insuffisance rénale ou une goutte sous-jacente.
  • CPK, transminases, aldolase : à la recherche d’une atteinte musculaire spécifique.
  • Bilan thyroïdien indispensable, du fait de la fréquence des anomalies musculaires en association avec une fibromyalgie et un dysfonctionnement thyroïdien (T4L, TSH US et anticorps).

    2/ Plus sophistiqués.... : 
    Esculape : Certains de ces examens nous paraissent le plus souvent inutiles. Un bon interrogatoire, un examen clinique complet et compétent peuvent suffire à affirmer le diagnostic.
    Revoir les critères de diagnostic ont été établis par l'American College of Rheumatology : [Lire] 

  • Cortisol plasmatique.
  • Sérologie rhumatoïde : à la recherche d'une PR débutante.
  • Anticorps antinucléaires, anti-DNA natifs (lupus) et antigènes antinucléaires solubles : pour éliminer une connectivite.
  • Sérodiagnostic de Lyme (la Borrhéliose se manifeste souvent par une symptomatologie proche de la fibromyalgie).
  • La lactacidémie d’effort, examen simple à réaliser en laboratoire, associée à une pyruvicémie, permet de détecter une anomalie métabolique musculaire ou orientée vers une pathologie mitochondriale.
  • Electromyogramme est parfois utile en cas de faiblesse musculaire.
  • Biopsie musculaire : Elle n’est jamais réalisée en première intention et pourra être envisagée en cas d’anomalie électromyographique ou métabolique musculaire avérée.
  • Scintigraphie osseuse et un groupage HLA B27 sont parfois nécessaires de manière à éliminer une spondylarthropathie.
  • RMN spectroscopique Il s’agit d’une exploration de deuxième intention réalisée uniquement dans certains centres spécialisés.

fibromyalgie ou maladie de lyme chronique: diagnostic differentiel important à poser.

En plus de la maladie de Lyme, les infections suivantes sont aussi transmises par les tiques : Babésiose, Ehrlichiose, Bartonellose, fièvres pourprée des montagnes rocheuses, Turalémie, et certains virus. Voir la section " autres maladies à tiques " pour plus d'informations sur ces maladie

Survol de la Maladie de Lyme

La maladie de Lyme est une infection bactérienne causée par le spirochète Borrelia burgdorferi. Cette maladie pose un sérieux problème de santé publique. Les modes de transmission les plus connus sont les piqûres de tiques et la transmission in-utèro de la mère à l'enfant, mais il en existe probablement bien d'autres. La maladie de Lyme est une infection systémique qui peut affecter pratiquement toutes les parties du corps. Bien que la maladie de Lyme soit la mieux connue de toutes les infections vectorielles à tique, de multiples infections peuvent être transmises en une seule piqûre de tique. La présence de multiples infections a tendance à compliquer encore le diagnostic et le traitement.

La maladie de Lyme ne peut pas être exclue sur la base de résultats de tests négatifs. Alors que l'érythème migrant pose le diagnostic de maladie de Lyme, d'autres éruptions peuvent être vues dans la maladie de Lyme. De plus un nombre significatif de malades ne se rappellent pas d'une éruption ou de piqûre de tique. Les symptômes peuvent apparaître rapidement ou se développer au cours de temps. Puisque la maladie de Lyme est multisystème la liste des symptômes est longue, et il est commun de voir des symptômes affecter de multiples systèmes. Le début de la maladie de Lyme peut être confondu avec la grippe, mais lorsque la maladie progresse elle peut impliquer les systèmes cardiaque, musculo-squelettique, neurologique. Les patients atteints d'une maladie de Lyme chronique font souvent l'expérience de fatigue, de maux de tête sévères, d'insomnies, de problèmes de mémoire. La maladie de Lyme chronique peut rendre des personnes complètement handicapées. Pour une liste complète des symptômes, veuillez voir la liste de symptômes.

La maladie de Lyme est traitée par des antibiotiques, soit oralement, soit en intraveineuse. Un traitement rapide dans la phase précoce de la maladie est le moyen le plus efficace d'éviter les complications handicapantes. Il n'y a pas de guérison pour la maladie de Lyme chronique, et son traitement est entouré de controverses. Toutefois de nombreux patients trouvent des améliorations lorsqu'ils sont traités à long terme, soit pour l'infection bactérienne de la maladie de Lyme et/ou pour les co-infections présentes.

Selon l' International Lyme and Associated Diseases Society (ILADS), " la maladie de Lyme la maladie de Lyme est la nouvelle grande imitatrice, et devrait être considérée comme diagnostic différentiel de la slérose en plaques, la sclérose lattérale amyothrophique, l'épilepsie, et d'autres maladies neurologiques, et aussi l'arthrite, le syndrome de fatigue chronique, le syndrome de la guerre du golfe, troubles de l'attention, hypochondrie, fibromyalgie, et des patients avec des syndrômes multisystèmes difficiles à diagnostiquer ". Non seulement la maladie de Lyme peut être mal diagnostiquée en d'autres maladies, mais elle peut survenir simultanément à d'autres conditions et être incorrectement diagnostiquée. Par conséquent les patients suspectés de maladie de Lyme doivent avoir une évaluation clinique complète par un médecin connaissant la maladie. Les meilleurs référents sont obtenus par les groupes locaux de patients et les groupes de soutiens.

Dr Marc Michael Bransten

166 Avenue Henri Barbusse

Drancy 93700

tel 0148950777

 

Association Internationale pour les recherches médicales

c/o Docteur Trihn

6 Avenue Mac Mahon

75017 Paris

sur R.D.V.

Actualités

 

POUR ACCEDER AU INFOS DE NOTRE SITE IL FAUT DISPOSER D'UN PC  éQUIPé DE FLASHPLAYER

 

19 mai 2012

International Meeting for Autism Research

On l'appelle hormone de l'amour, du bien-être ou parfois de la confiance. Et les résultats préliminaires de cette étude à grande échelle menée par la Yale School of Medicine montrent que cette hormone, l’ocytocine, une substance produite naturellement dans le cerveau et dans tout le corps, contribue à améliorer la fonction cérébrale dans les régions clés qui traitent la communication sociale chez les enfants et les adolescents, atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Ces conclusions présentées le 19 mai à l’International Meeting for Autism Research ouvrent un espoir de nouveau traitement, en combinaison avec d'autres thérapies, pour les enfants atteints.

Le Pr Kevin Pelphrey, professeur agrégé de psychiatrie pédiatrique et l’étudiant postdoctoral Ilanit Gordon résument leur conclusion: «L’administration d’ocytocine en combinaison avec d’autres interventions cliniques peut aboutir à un traitement plus efficace des déficits de la communication sociale typiques de l'autisme ». Alors que ces déficits de communication sont un des principaux symptômes de l’autisme, il y a peu de traitements efficaces et aucun qui ne cible directement ce dysfonctionnement social de base.

L'ocytocine avait déjà retenu l’attention de chercheurs pour sa capacité à réguler de nombreux aspects du comportement et de la cognition sociale chez les humains, mais, afin d’évaluer précisément son impact sur la fonction cérébrale, Gordon et son équipe ont mené cette étude en double aveugle, contrôlée versus placebo auprès d’enfants et d’adolescents âgés de 7 à 18 ans atteints de TSA.

Les jeunes participants ont reçu une dose unique d’ocytocine par vaporisation nasale puis l’effet du médicament dans le cerveau a été suivi par IRM. Les chercheurs constatent que l'ocytocine parvient à augmenter l’activation des régions cérébrales connues pour traiter l'information sociale. Les chercheurs précisent que ces activations cérébrales étaient liées à différentes tâches impliquant divers modes de traitement de l'information, comme par la vision, l’écoute, et la compréhension de personnes extérieures.

 

Source: Yale University via Eurekalert (AAAS) International Meeting for Autism Research
Oxytocin improves brain function in children with autism