Le Point de Vue du Professeur Perronne( comité national universitaire d'infectiologie)

une clef pour de nombreuses pathologies.

 

LA MALADIE DE LYME 

Borrelia Burgdorferi

Histoire de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme a d'abord été reconnue aux Etats-Unis en 1975, après une mystérieuse éruption d'arthrite rhumatoïde juvénile près de la commune de Lyme, dans le Connecticut. La localisation rurale de l'épidémie de Lyme et le début de la maladie ont eu lieu pendant l'été et le début de l'automne, suggérant que la transmission de la maladie soit due à un vecteur d'arthropode. En 1982, Willy Burgdorfer a découvert l'agent étiologique de la maladie de Lyme. Il a isolé les spirochètes appartenant au genre Borrelia dans les entrailles de la tique Ixodes ricinus. Il a montré que ces spirochètes réagissaient avec le sérum immunisant des patients qui avaient été diagnostiqués par la maladie de Lyme. Comme la bactérie spirochète de la maladie de Lyme ressemble à celle de la syphilis, elle a pris le nom de Borrelia burgdorferi. La maladie de Lyme, connue sous le nom de borréliose de Lyme dans une grande partie du monde, est répandue sur 6 continents et reconnue comme une épidémie dans plusieurs pays.

Les modes de transmission

Les docteurs W.T Harvey et Patricia Salvato (Pratiques Médicales Diversifiées à Houston (Texas)) ont récemment publié un article sur la maladie de Lyme : moteur méconnu de la pandémie de Borréliose. Le fait que le Texas du sud-est est une région "non endémique" et que beaucoup de patients n'aient aucun antécédents "d'érythème migrant" a mené ces médecins à mettre au point des méthodes concrètes afin de mieux étudier la maladie de Lyme. La réflexion prudente de la recherche publiée les mène à la conclusion suivante. Tout d'abord, l'arthropode n'est pas le vecteur exclusif de la maladie de Lyme. En plus de la tique, Borrelia Burgdorferi peut être portée et transmise par des puces, des moustiques et des mites. D'autres médecins parviennent à la même conclusion. "Sur 5 000 enfants que j'ai traités, 240 d'entre eux sont nés avec la maladie" dit le docteur Charles Ray Jones. Ce médecin, qui est le spécialiste en pédiatrie le plus réputé au monde pour la maladie de Lyme, dit qu'environ 90% de sa pratique comprend des patients porteurs de cette maladie et que "12 enfants qui ont été allaités ont développé par la suite la maladie de Lyme". Des chercheurs à l'université du Wisconsin déclarent que certains produits d'origine animale (dont le lait) pourraient être contaminés par le pathogène. Des découvertes récentes indiquent que la bactérie peut être transmise oralement à des animaux de laboratoire, sans aucun vecteur d'arthropode. Existe donc la possibilité que la maladie de Lyme soit la conséquence d'une infection alimentaire. En citant les tests en laboratoire pour la détection d'anticorps du germe Borrelia, une étude a été conduite en 1995 à l'université de Vienne (Autriche). En utilisant la mise à l'épreuve des réactions en chaîne de polymérases sur l'ADN, le germe Borrelia a été trouvé tant dans l'urine que dans le lait maternel de patients précédemment diagnostiqués en maladie de Lyme. Une étude conduite à Sacramento (Californie) par la "Medical Foudantion Blood Center" en 1989 déclare qu'il y a une preuve que la transmission du germe Borrelia est rendue possible par transfusion sanguine. De plus, en 1990, une étude par le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) à Atlanta en Géorgie, a indiqué que les données démontrent que le germe Borrelia Burgdorferi peut résister au traitement que subit le sang selon les procédures normalement appliquées pour pratiquer la transfusion sur le territoire américain.

Repos et Activité

On pense que des années peuvent passer avant que les symptômes apparaissent chez un patient qui a été infecté par Borrelia. En 1998, une étude conduite en Suisse a démontré que seulement 12,5% des patients testés positifs au germe Borrelia ont développé des symptômes cliniques, confirmant que l'infection par le germe Borrelia burgdorferi est souvent asymptomatique. Un rapport allemand décrit un garçon de 12 ans qui a développé l'arthrite de Lyme 5 ans après avoir été mordu par une tique. Ce cas indique que la période de latence entre la morsure de la tique et le début de l'arthrite de Lyme peut durer jusqu'à 5 ans. A certains niveaux, les patients asymptomatiques du germe Borrelia risquent de développer la maladie de Lyme. Un stress dû à un ennui de santé semblent avoir déclenché la maladie de Lyme chez un patient en Suède. Un virus d’herpès a activé une borréliose latente chez une femme de 26 ans. La suppression immunitaire par le stress peut avoir entraîné l'activation des deux infections, virale et bactérienne.

Le nombre de cas

La maladie de Lyme est l'épidémie la plus rapide en terme de croissance dans le monde. Le Centre de Contrôle des Maladies à Atlanta affirme "un signalement inconsidérable" de cas de Lyme, soutenant que le taux d'infection réel peut être de 8 millions, soit 10 fois plus que les 180 000 cas actuellement recensés. Le médecin Mick Harris, directeur de l'International Lyme and Associated Diseases Society, déclare que "la maladie de Lyme est extrêmement sous-estimée aux Etats-Unis et que nous avons problablement 200 000 cas par an". Le docteur Dan Kinderleher, expert en maladie de Lyme, déclare dans le Today Show du 10 juin 2002 que le nombre de cas peut être 100 fois plus élevé (seulement 18 millions aux Etats-Unis) qu'il n’était annoncé par le CDC. Le docteur Jo Anne Whitaker a développé "un protocole d'identification rapide du germe Borrelia burgdorferi" et sur plus de 3200 cas positifs au germe Borrelia burgdorferi, 46 d'entre d'eux ont été déclarés, même dans des zones comme l'Alaska et Hawaï. De plus, le docteur Whitaker a eu aussi des cas positifs en Australie, Canada, Iles Canaries, Brésil, Danemark, Angleterre, France,Belgique, Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Ecosse, Espagne, Suède et Suisse. En considérant les vecteurs de transmission que sont l'hérédité et les relations sexuelles, les docteurs Harvey et Salvato estiment que 15,5% de la population  pourrait être infectée par le germe Borrelia. Le docteur Lee Cowden déclare qu'il y a très peu de symptômes pour lesquels on devrait ignorer la maladie de Lyme, étant donné qu'un quart de la population américaine peut être infectée. Il est évalué que la maladie de Lyme peut être un facteur contribuant à plus de 50% de la population chroniquement malade. La clinique de Sierra, spécialisée en Médecine Intégrative à Reno dans le Nevada, déclare que "les autorités évaluent à plus de 90% la population susceptible de porter le germe de la Lyme spirochète et que la Lyme est un facteur de plus de 50% des maladies chroniques".

300 pathologies provoquées par la Borréliose ou maladie de Lyme

La maladie de Lyme est fréquemment mal diagnostiquée. Elle induit de nombreux médecins en erreur, car ses symptômes ressemblent à ceux de beaucoup d'autres maladies. Selon une étude informelle conduite par l'association américaine de la maladie de Lyme, la plupart des personnes diagnostiquées avec le syndrôme de fatigue chronique souffrent en fait de la maladie de Lyme. Selon cette étude, 28 patients sur 31 diagnostiqués avec le syndrome de fatigue chronique seraient atteints en réalité par la maladie de Lyme, soit 90,3% des patients. Le docteur Paul Fink, président de l'association américaine de psychiatrie, reconnaît que la maladie de Lyme peut entraîner ou aggraver tous les désordres des maladies psychiatriques énumérées dans le manuel de diagnostic des symptômes ou troubles d'origine psychique. Ce manuel sert à diagnostiquer des troubles psychiques tels que le manque de concentration, la paranoïa, l'anorexie, l'autisme, les crises d'angoisse, pour n'en citer que quelques-uns. Parmi les nombreux symptômes dus à la maladie de Lyme, citons : la fibromyalgie, la sclérose en plaques, l'hépatite, l'hyperthyroïdie, la perte d'audition soudaine, l'urticaire, les vertiges, la migraine, le lupus, l'anxiété, l'arthrite rhumatoïde, la faiblesse musculaire, les dermatoses, l'épilepsie, les tumeurs au cerveau, le syndrome du canal carpien, la faiblesse respiratoire, les problèmes occulaires, etc.

Agent pathogène de la maladie de Lyme : les biotoxines

De nombreuses recherches existent sur les toxines d'origine microbienne avec leurs conséquences et leurs dégâts sur les organes et les tissus. Cela inclut à la fois les dommages directs causés aux tissus et les effets indirects provoqués par la toxémie (présence de toxines dans le sang). L'actuelle toxicologie moléculaire et clinique a permis la présentation du terme "biotoxines provoquant la maladie", celle de Lyme ou Borréliose étant la plus importante car cette épidémie se développe rapidement à travers le monde.

Du point de vue de la toxicologie moléculaire, comme l'ont déclaré les docteurs C. Shoemaker et H. Kenneth Hudnell, "la borréliose produit de nombreuses biotoxines qui ont une affinité pour les tissus cellulaires, notamment des neurotoxines ayant un tropisme moléculaire important pour les structures lipidiques, le système nerveux central, les nerfs périphériques, les muscles, les articulations (liquide synovial et cartilage), les poumons et bien d'autres tissus".

Depuis 1819, quand James Parkinson a décrit la maladie de Parkinson en précisant "nous n'avons trouvé aucune cause pathologique concluante pour expliquer les causes et l'évolution de la maladie", nous avons plus de questions que de réponses concernant l'étiologie et la pathogénèse de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaques et de beaucoup d'autres maladies dégénératives du système nerveux ; ces maladies pourraient être classées dans la catégorie des maladies provoquées par les biotoxines. A ce jour, nous ne disposons pas de traitements qui arrêtent ces maladies ou les rendent réversibles.

Des autopsies réalisées sur de jeunes adultes décédés de la maladie de Parkinson n'ont pas démontré de processus dégénératifs. Ces morts semblent avoir été causées par des biotoxines migrantes dans le cerveau, entraînant l'anarchie dans les neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, GABA, acéthylcholine, etc...), dans les membranes nerveuses pré- et post-synaptiques, changeant l'action moléculaire des enzymes, des hormones et de beaucoup d'autres molécules. Finalement, dans l'explication du manque d'énergie et de fatigue invariablement présents dans la maladie de Lyme et dans la liste des 300 maladies présentées comme étant "proches" des biotoxines de Borrelia burgdorferi, un fait de toxicologie moléculaire a été corrélé : les neurotoxines de Borrelia burgdorferi empêchent le calcium de circuler, provoquant une destruction des enzymes et d'autres composants moléculaires impliqués dans la production d'énergie. Des rapports attestent de l'effet toxique de cette bactérie sur les noyaux cellulaires et même sur l'A.R.N. et l'A.D.N.

Le test français de Borrelia burgdorferi n'est pas fiable. Faites d'abord le test francais et, s'il est négatif, faites le test BCA, qui semble fiable à 100%, par le site Borreliose Centrum d’Augsburg (BCA) où se font les analyses (test Elispot) détaillées de cette maladie (tél. +49 821 455 471-0 - service@borreliosecentrum.be). Il s'agit d'un centre qui propose, en plus du traitement antibiotique une approche plus globale, dont la naturopathie, les conseils alimentaires, etc. Le rétablissement complet de plusieurs personnes atteintes de SLA au stade terminal après une thérapie appropriée montre à quel point il est crucial de diagnostiquer la maladie de Lyme. Référence : revue Nexus 65 (11-12/09) p. 58-65, sous la plume du Dr James A. Howenstine, qui suggère un traitement par Uncaria tomentosa (Griffe du Chat ou Liane du Pérou).

D’après le thérapeute Pierre Arzant, la bactérie Borrelia burgdorferi se retrouve dans 100% des cas d’Alzheimer et Parkinson, mais aussi -dans une proportion semble t-il moindre- dans la sclérose en plaques (SEP), dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA), dans toutes les maladie psychiatriques y compris la schizophrénie, dans la fatigue chronique, la fibromyalgie, les dermatites, les maladies auto-immunes, les réactions inflammatoires oculaires, la surdité soudaine, la mort subite du nourrisson, le trouble du déficit de l’attention (TDA), l’hyperactivité, les douleurs chroniques, le cancer, les maladies cardiaques et dans bien d'autres affections. Transmissible par le sang et par le sperme, il n'est pas rare de voir toute une famille contaminée : il suffit de se frotter un œil et ensuite de donner une poignée de main. Une personne sur 6 est contaminée lors d'une transfusion de sang. Beaucoup de personnes sont contaminées sans le savoir. Tant que les défenses immunitaires sont intactes, il n'y a pas de symptômes, mais il suffit d'un stress, d'une vaccination, d'une intoxication au mercure dentaire pour que se déclenche une pathologie.

L’hypothèse d’une infection bactérienne à l’origine de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques et même diabète) est fondée sur les travaux du chercheur allemand Heiko Braak, tels que rapportés par Mathieu Nowak dans l’article intitulé « Parkinson, l’incroyable hypothèse » (Science et Vie, novembre 2011, p. 98-102). Les neurones entourant le côlon (appelé « le deuxième cerveau ») présentent parfois des lésions identiques à celles que l’on trouve dans le cerveau (la substantia nigra en cas de Parkinson) de patients atteints de neuropathologies. Des parkinsoniens traités par antibiotiques pour une infection intestinale par Clostridium difficile ont en effet manifesté, dès reprise du transit intestinal normal, une amélioration très nette et durable de leurs symptômes nerveux. Comme dans le cas de la « protéine tau » trouvée dans le cerveau des sclérosés en plaques ou du prion dans l’encéphalopathie spongiforme, des toxines issues de bactéries ou de virus ou d’autres sources externes provoqueraient –d’abord dans la zone intestinale ce qui signe l’importation alimentaire- l’accumulation progressive d’une protéine (l’alpha-synucléine) formant finalement des corps de Lewy entraînant la mort des neurones intestinaux, puis se propageant jusqu’au cerveau avec les conséquences que l’on connaît.

Pistes de traitement de la maladie de Lyme

Au cas par cas

 

Dr Marc Michael Bransten

166 Avenue Henri Barbusse

Drancy 93700

tel 0148950777

 

Association Internationale pour les recherches médicales

c/o Docteur Trihn

6 Avenue Mac Mahon

75017 Paris

sur R.D.V.

Actualités

 

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19 mai 2012

International Meeting for Autism Research

On l'appelle hormone de l'amour, du bien-être ou parfois de la confiance. Et les résultats préliminaires de cette étude à grande échelle menée par la Yale School of Medicine montrent que cette hormone, l’ocytocine, une substance produite naturellement dans le cerveau et dans tout le corps, contribue à améliorer la fonction cérébrale dans les régions clés qui traitent la communication sociale chez les enfants et les adolescents, atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Ces conclusions présentées le 19 mai à l’International Meeting for Autism Research ouvrent un espoir de nouveau traitement, en combinaison avec d'autres thérapies, pour les enfants atteints.

Le Pr Kevin Pelphrey, professeur agrégé de psychiatrie pédiatrique et l’étudiant postdoctoral Ilanit Gordon résument leur conclusion: «L’administration d’ocytocine en combinaison avec d’autres interventions cliniques peut aboutir à un traitement plus efficace des déficits de la communication sociale typiques de l'autisme ». Alors que ces déficits de communication sont un des principaux symptômes de l’autisme, il y a peu de traitements efficaces et aucun qui ne cible directement ce dysfonctionnement social de base.

L'ocytocine avait déjà retenu l’attention de chercheurs pour sa capacité à réguler de nombreux aspects du comportement et de la cognition sociale chez les humains, mais, afin d’évaluer précisément son impact sur la fonction cérébrale, Gordon et son équipe ont mené cette étude en double aveugle, contrôlée versus placebo auprès d’enfants et d’adolescents âgés de 7 à 18 ans atteints de TSA.

Les jeunes participants ont reçu une dose unique d’ocytocine par vaporisation nasale puis l’effet du médicament dans le cerveau a été suivi par IRM. Les chercheurs constatent que l'ocytocine parvient à augmenter l’activation des régions cérébrales connues pour traiter l'information sociale. Les chercheurs précisent que ces activations cérébrales étaient liées à différentes tâches impliquant divers modes de traitement de l'information, comme par la vision, l’écoute, et la compréhension de personnes extérieures.

 

Source: Yale University via Eurekalert (AAAS) International Meeting for Autism Research
Oxytocin improves brain function in children with autism