article sur stress oxydatif et vellissement(passionnant).

produits anti oxydants du dr pol de sadeleer

Journal of Medicine, 351, 78-80, 2004.

Stress oxydatif et VIH

 

Les antioxydants qui dérouillent

 

 

Les antioxydants sont souvent un objet de discorde entre patients et médecins. La plupart des médecins n'y croient pas et surtout ne connaissent pas leurs actions et leurs doses. Beaucoup de patients les utilisent, non pas pour remplacer leur thérapie antivirale, mais pour diminuer les effets indésirables des traitements et contrer le « vieillissement accéléré » dû au VIH.

 

 

 

L'organisme transforme la nourriture en énergie grâce aux mitochondries, de minuscules organites présents par centaines dans toutes les cellules (sauf les globules rouges). Ce sont des usines énergétiques qui fournissent 90 % de l'énergie nécessaire à la vie par la respiration cellulaire. Elles produisent cette énergie (ATP) en brûlant les glucides et les lipides au feu de l'oxygène. L'ATP (adénosine triphosphate) est une forme d'énergie transportable. Mais cette combustion est incomplète, et environ 5 % de l'énergie est dissipée sous forme de radicaux libres ou « déchets nucléaires ». Les radicaux libres (RL) font partie des espèces radicalaires de l'oxygène (ERO) toxiques pour l'intégrité des cellules car dotées de propriétés oxydantes agissant sur les substrats biologiques (lipides, protéines, ADN, glucose). L'oxydation agit comme la rouille sur une voiture. Les RL sont des molécules instables car comportant un électron célibataire. Ils percutent les cellules pour arracher un atome pour se stabiliser. Par exemple, un RL arrache un atome d'hydrogène à un acide gras. L'acide gras ainsi oxydé devient à son tour un radical libre et va illico dépouiller une molécule voisine d'un atome et ainsi de suite. Plus il y a de RL, plus ces réactions en chaîne sont néfastes pour l'organisme. Les molécules ne peuvent plus remplir leurs fonctions et, oxydées, elles encombrent le corps sous forme de déchets nocifs (ex : le mauvais cholestérol LDL, qui épaissit la paroi artérielle ou artériosclérose). Au niveau moléculaire, les ERO peuvent aussi activer différents facteurs ou gènes impliqués dans le développement de diverses pathologies.

 

Le stress oxydatif

 

Une partie de la production de RL et autres ERO est physiologique. Lorsqu'elle dépasse les limites de la défense antioxydante de l'organisme, il y a rupture d'équilibre conduisant au stress oxydant ou oxydatif (SO). Sa conséquence est l'apparition de dégâts souvent irréversibles pour la cellule. Les mitochondries subissent les assauts des RL externes (pollution, tabac, ozone, métaux lourds, polluants alimentaires (engrais, additifs), graisses saturées des aliments, excès de sucres, alcool, drogues, exposition prolongée au soleil) et des RL internes (déchets de la production d'énergie, de la détoxification des médicaments (inhibiteurs de la protéase) par le cytochrome P450 du foie et du stress émotionnel).

La production mitochondriale d'ERO augmente au cours du vieillissement, des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), de cancer, d'inflammation (inflammation chronique due au VIH), lors des allergies, du diabète, de l'athérosclérose. Les conséquences connues en sont l'inactivation des constituants du transport des électrons, l'inhibition du métabolisme énergétique, l'oxydation de l'ADN mitochondrial et la peroxydation des lipides membranaires. Les mitochondries ont leur propre ADN (l'ADN mt) qui se réplique plus souvent que l'ADN du noyau (10 à 20 fois plus, donc plus de risques de mutations). L'ADN mt n'est pas protégé comme l'ADN du noyau par des remparts contre les attaques des radicaux libres et ses mécanismes de réparations sont insuffisants. Les mitochondries s'usent avec l'âge et sous l'action des radicaux libres externes et internes, les « terroristes » des cellules, et les mutations de l'ADN mt s'accumulent. C'est d'ailleurs une des théories du vieillissement et de certaines maladies dégénératives (Alzheimer, cancers).

 

Les antioxydants (AO)

 

Pour se protéger de cet effet toxique de l'oxygène, l'organisme a développé des systèmes de défense qui permettent de réguler la production des ERO. Ces systèmes sont composés d'anti-oxydants (vitamines A, C et E), d'oligo-éléments (sélénium, zinc) et de protéines qui empêcheront le fer de déclencher une production d'ERO. Des enzymes protéolytiques dont le rôle consiste à dégrader les substrats oxydés complètent cette panoplie. En offrant un électron, les AO stabilisent les RL et les empêchent de détrousser les composants des cellules.

Chaque individu ne possède pas le même potentiel antioxydant en fonction de son mode de vie, de ses caractéristiques génétiques ou de son environnement. Les bonnes habitudes alimentaires jouent un rôle primordial dans le maintien de ce potentiel, mais l'alimentation actuelle n'est plus suffisamment saine et équilibrée et donc apporte de moins en moins d'AO naturels.

Le VIH utilise les AO pour sa réplication, affaiblissant les défenses naturelles. Les thérapies antivirales sont également consommatrices d'AO pour être détoxifiées.

Chaque personne a un ou des « points faibles » ou parties du corps plus vulnérables, le plus souvent par hérédité (ex. : un père ayant une faiblesse cardiaque ou un diabète peut transmettre une plus grande vulnérabilité cardiaque ou un terrain prédisposé au diabète). Le risque de développer une de ces maladies, bien avant l'âge requis (parfois à 30 ans), augmente avec la combinaison du stress oxydatif et du terrain légué. Les mitochondries les plus vulnérables sont celles du cerveau, du cœur et des muscles car ce sont des cellules « figées », hyperspécialisées, qui se divisent peu. Leurs mitochondries sont moins renouvelées et leur ADN mt fait beaucoup de mutations. Si les mitochondries sont altérées, c'est l'organe entier qui peut être altéré (l'altération des mitochondries du cœur peut donner une insuffisance cardiaque).

 

Les toxicités mito-chondriales des antiviraux

 

Les inhibiteurs nucléosidiques inhibent l'activité de la transcriptase inverse du VIH (responsable de la synthèse de l'ADN viral) mais inhibent aussi la synthèse de l'ADN mt (par inhibition de la polymérase gamma mitochondriale). Dans un premier temps, il y a un déficit de la production d'énergie, une augmentation des radicaux libres et une accumulation d'acide lactique (qui peut donner une acidose lactique à fortes doses). Dans un second temps, la mort cellulaire programmée ou apoptose (« suicide de la cellule ») peut se produire. Les dysfonctionnements mitochondriaux et leurs consé-

quences varient suivant les INTI et suivant le « terrain ». La toxicité mitochondriale de l'ancienne génération des INTI (AZT, Videx®, Zérit®) est bien connue. Les myopathies (maladies des muscles) et cardiomyopathies (maladies du muscle du cœur) peuvent être induites par l'AZT et Videx®. La stéatose du foie (infiltration du foie par de la graisse), les pancréatites et l'acidose lactique peuvent venir de la prise de Videx® et/ou Zérit®. Les lipoatrophies sont surtout dues au Zérit® et moins rapidement à l'AZT (Rétrovir®).

Une partie des effets indésirables des inhibiteurs de la protéase (lipodystrophie, troubles métaboliques) est aussi due à un surmenage des mitochondries. Il est donc possible à 35 ans d'avoir le cœur fatigué comme à 70 ans, un foie torpillé comme un alcoolique, un diabète, un gros ventre non mérité, des jambes et des fesses toutes maigres… Bref, cela ressemble à un vieillissement accéléré ou à une usure du corps ou de certaines parties du corps (le terrain…) par le VIH et par les antiviraux. L'infection à VIH entraîne une surabondance de RL, d'où un stress oxydatif (SO) aggravé. Le SO favorise la réplication du VIH et le virus, à son tour, épuise l'arsenal de défenses antioxydantes, d'où des carences de plus en plus graves en antioxydants. C'est le cercle vicieux infernal pour les mitochondries qui saturent et se ramollissent, aboutissant à un vieillissement accéléré du corps.

 

Le bilan de stress oxydatif

 

Les antioxydants sont les seules molécules pouvant piéger et neutraliser les RL. Le bilan de SO dose les vitamines E, A, C, le sélénium, le zinc, le glutathion, le MDA (malonodialdéhyde) qui est un marqueur spécifique du vieillissement des cellules et de la souffrance mitochondriale. Ce bilan de SO n'est faisable que dans quelques laboratoires, coûte cher et n'est pas remboursé. D'après des études faites aux Etats-Unis surtout, les séropositifs ne prenant pas encore de traitements sont tous carencés en vitamines E, A, B12, sélénium, glutathion et souvent en magnésium, en vitamine C et zinc. D'après une méta-analyse récente (1), les patients traités ont toujours des taux bas d'AO, à part la vitamine B12 qui remonte. Avant les trithérapies, certains médecins donnaient des AO pour retarder la progression de la maladie car ils inhibent un peu le VIH et augmentent les CD4. Beaucoup d'études de cette époque (2) montraient une action du sélénium, du glutathion et de la vitamine E. Ces études sont tombées en désuétude avec l'arrivée triomphale des trithérapies dans les pays nantis, mais elles reprennent en Afrique, où une étude a démontré qu'un cocktail de multivitamines pris par les femmes enceintes retardait la progression de la maladie (3), pour un coût de 15 dollars par personne et par an.

 

Des mitochondries fraîches et pimpantes

 

Il est possible de préserver le capital mitochondrial en modifiant les habitudes de vie, en diminuant la quantité de RL externes : manger mieux, plus de fruits, plus de légumes, de céréales complètes et de poissons gras et moins de viandes grasses, moins de sucres rapides, moins de fritures, bref, d'adopter le régime crétois ; arrêter le tabac ; éviter l'alcool et l'eau du robinet ; ne pas griller au soleil, grand pourvoyeur d'ERO. Il faut faire de l'exercice physique régulièrement car il a été démontré que le sport augmentait le nombre de mitochondries (par un mécanisme inconnu). Et il faut prendre des AO qui sont les seuls protecteurs connus des mitochondries. Bien sûr, cela ajoute quelques comprimés à la thérapie antirétrovirale, mais le fait de savoir qu'ils peuvent contrebalancer les effets indésirables des traitements est très motivant.

La vitamine C a une action antivirale directe et c'est un pilier de l'immunité. Elle agit en synergie avec la vitamine E et le carotène (vitamine A) pour prévenir l'oxydation des graisses. Elle intervient dans la conversion du cholestérol en acides biliaires (pour se débarrasser du cholestérol en excès). Elle piège les toxiques (résidus de médicaments, de polluants, métaux lourds). La vitamine E est le protecteur des corps gras et les empêche de rancir. Les vitamines E, C, A et le magnésium empêchent les RL de pénétrer dans les cellules. Le sélénium est un puissant AO et, par l'intermédiaire de l'enzyme glutathion peroxydase (GPx), il intervient dans la transformation des lipides peroxydés en molécules inertes inefficaces. Le glutathion est le détoxifiant principal des cellules. Il conjugue les toxiques et les élimine par la bile. A tous les stades de la séropositivité, le taux de glutathion est bas. La glutathion peroxydase répare les lipides membranaires oxydés. Pour produire cette enzyme, le corps a besoin de NAC (N-acétyl-cystéine) et de sélénium. Le coenzyme Q10 est une enzyme qui capture et fixe les RL. Il protégerait plus le cœur (il est donné aux Etats-Unis pour les cardiomyopathies, avec le sélénium et dans les insuffisances cardiaques). Le risque cardio-vasculaire augmentant avec les années de trithérapie et des triglycérides et cholestérol élevés, il peut être utile de prendre des AO pour ralentir l'athérosclérose.

 

Doses utiles d'AO

 

> Les AO remboursés (sur ordonnance) ne sont plus très nombreux. En mars 2006, une bonne partie de ces antioxydants a été retirée de la liste des médicaments remboursables. Vitamine E : Toco 500 ou générique (1 gel/j). Magnésium : MagnéB6 (2 cp./j ou 1 amp./2j) ou Mag2. Zinc : Rubozinc, 2 gel/j.

> Les AO non remboursés : vitamine C : 500 mg/j (1 g en cas de tabagisme). Béta-carotène (précurseur de la vitamine A) : Difrarel (2 cps/j). Il ne faut pas prendre de vitamine A, dont la surdose est toxique, mais son précurseur, sans danger. Sélénium : les Granions (1 amp./2 jours, puis au bout de 2 mois, 1 amp./sem). N Acétyl-cystéine : Fluimucil (2 sachets/j) ou Tixair (2 cps/j, puis au bout de 2 mois, 1 sachet/j). Co-enzyme Q10 : 30 à 60 mg/j, en magasin bio, parapharmacie ou sur Internet. En cas de problèmes cardiaques (dus aux antiviraux et au terrain), le médecin peut faire une demande d'ATU nominative de Co Q10.

Il existe des « coopératives » d'AO aux Etats-Unis, dirigées par et pour des séropositifs, le Boston Buyers Club, et le New York Buyers Club (4). Les AO sont moins chers qu'en France et de bonne qualité. On y trouve des cocktails multivitaminés (sans fer) pratiques et d'un coût abordable.

 

 

Marianne L'Hénaff

 

 

(1) A.-M. Tang and others. Micronutrients : current issues for HIV care providers. AIDS 19(9): 847-861. June 10, 2005.

 

(2) Nutrition et infection à VIH, (chapitre vitamines et oligo-

éléments) J.-C. Melchior et O. Goulet, 1997, Masson.

(3) Fawzi W.-W. et al. A randomized trial of multivitamin supplements and HIV disease progression and mortality.

New England Journal of Medicine, 351: 23-32, 2004.

(3) Marston B. et al. Multivitamins, nutrition, and antiretroviral therapy for HIV disease in Africa. New England

contribution du dr Cohen , laboratoire d'analyses médicales, 187 avenue victor Hugo 75116 Paris

                        

Le stress oxydatif
 
                                          Les réactions d'oxydation dans les cellules sont des phénomènes habituels et conditionnent leur bonne marche. Comme tout phénomène important ils ne sont pas sans danger puisque tout dérèglement va entraîner une agression appelée stress oxydatif.
Le métabolisme cellulaire normal produit en permanence des espèces oxygénées réactives. Par exemple, au cours de la respiration, chacune de nos cellules réduit l'oxygène en eau. Parfois, une partie de cet oxygène échappe à la transformation complète et donne une forme d'oxygène très réactive : l'anion superoxyde (caractéristique des radicaux libres). D'autres radicaux libres sont générés en chaîne à partir des diverses réactions chimiques de notre organisme.
 
Ces molécules, très agressives, sont normalement éliminées par des systèmes de défense enzymatiques ou biochimiques. Il existe aussi des systèmes réparateurs chargés de corriger les effets toxiques des radicaux libres.
Parfois, la production de ces molécules agressives, sous l'influence de diverses pathologies, ou de facteurs extérieurs comme la pollution, les radiations ionisantes, le stress, certaines drogues ou le tabagisme, s'exacerbe et les systèmes naturels de défense ou de réparation sont débordés.
On assiste alors à une désorganisation des structures membranaires, à l'oxydation des lipoprotéines circulantes qui ne peuvent plus être épurées, à l'oxydation de protéines qui perdent alors leur fonction, à l'attaque et à la fragmentation de l'ADN.

Le stress oxydatif touche donc l'ensemble des tissus et des métabolismes et de ce fait participe à un grand nombre de pathologies (inflammation, maladies cardiovasculaires, cancers).
 
Les conséquences biologiques du stress oxydant seront
extrêmement variables selon la dose et le type cellulaire.
 
De légers stress augmenteront la prolifération cellulaire et
l'expression de protéines d'adhésion, des stress moyens
faciliteront l'apoptose, alors que de forts stress provoqueront
une nécrose et des stress violents désorganiseront la
membrane cellulaire, entraînant des lyses immédiates.
 
De nombreuses autres anomalies biologiques sont induites par
le stress oxydant : mutation, carcinogenèse, malformation
des foetus, dépôt de protéines anormales, fibrose, formation
d'auto-anticorps, dépôt de lipides oxydés, immunosupressio
 
 
Le stress oxydant est impliqué dans de très nombreuses
maladies comme facteur déclenchant ou associé à des
complications de l'évolution. La multiplicité des
conséquences médicales de ce stress n'a rien de surprenant
car, selon les maladies, celui-ci se localisera à un tissu et à
des types cellulaires particuliers, mettra en jeu des espèces
radicalaires différentes et sera associé à d'autres facteurs
variables et à des anomalies génétiques spécifiques à
chaque individu.
 
 La plupart des maladies induites par le
stress oxydant apparaissent avec l'âge car le vieillissement
diminue les défenses antioxydantes et augmente la
production mitochondriale de radicaux [13].
 
 
 
 
En faisant apparaître des molécules biologiques anormales
et en surexprimant certains gènes, le stress oxydant sera la
principale cause initiale de plusieurs maladies : cancer,
cataracte, sclérose latérale amyotrophique, syndrome de
détresse respiratoire aigu, oedème pulmonaire,
vieillissement accéléré.
 
 
 Ainsi, les relations entre stress oxydant et cancer s'avèrent très étroites, les radicaux libres
intervenant dans l'activation des pro-carcinogènes en
carcinogènes, créant les lésions de l'ADN, amplifiant les
signaux de prolifération et inhibant des gènes suppresseurs
de tumeur comme p53.
Le stress oxydant est aussi un des facteurs potentialisant
l'apparition de maladies plurifactorielles tels le diabète, la
maladie d'Alzheimer, les rhumatismes et les maladies
cardiovasculaires [14]. Dans la genèse de la plaque
d'athérome, l'oxydation des LDL est un des phénomènes
clefs transformant les monocytes en cellules spumeuses. Le
stress oxydant joue également un rôle dans l'apparition des
autres facteurs athérogènes : augmentation de la résistance
à l'insuline, activation des cellules endothéliales libérant des
médiateurs prooxydants (prostacycline, cytokine, facteur
de fibrinolyse, superoxyde, NO), augmentation de la
prolifération des fibres lisses. Un facteur de risque découvert
récemment, l'homocystéine, voit son action liée en partie à la
génération de radicaux libres au cours de son métabolisme.
Les causes essentielles de ce stress oxydant sont soit
d'origine nutritionnelle dans les cas de carences en
vitamines et oligo-éléments, ou inversement de surcharges
en facteurs prooxydants (fer, acides gras), soit d'origine
accidentelle (inflammation, exposition à des xénobiotiques
prooxydants...), soit d'origine génétique. Le plus souvent,
l'association de ces différents facteurs aboutira au
mécanisme pathogène.
La responsabilité la plus nette des radicaux libres est mise en
évidence dans les maladies directement induites par des
anomalies d'un gène antioxydant. Plusieurs mutations de la
CuZn superoxyde dismutase ont été observées dans les
formes familiales d'une maladie neurologique de la sclérose
latérale amyotrophique (SLA). Le transfert du gène de
malade chez la souris recrée d'ailleurs une maladie analogue
à la maladie humaine. La dégénérescence maculaire liée à
l'âge est fortement associée avec la forme valine/alanine
du polymorphisme du gène de la superoxyde dismutase
 
 
 
Comment mettre en évidence un stress
oxydant chez un malade ?
Un grand nombre de techniques actuellement utilisables
pour évaluer le stress oxydant ont fait l'objet d'ouvrages ou
de revues
 
 
 
 
Le profil du stress Oxydatif étudié au laboratoire se présente  donc en trois  parties :
 
Le statut pro oxydant : 
 
A  - évaluation du taux des radicaux libres issus de l’oxygène : dosage des hydroperoxydes
 
b- évaluation de la charge en électrons et de l’équilibre  acido basique du sérum  ( pH   rH2 résistivité sanguine )*
 
c les mécanismes anti oxydants de protection
ce sont des  mécanismes enzymatiques ou chimiques qui sont mesurés par  dosage s
 
 
enfin, s’ajoutent à ces systèmes chimiques, les facteurs pro ou anti oxydants associès du sérum : fer , zinc , acide urique , ferritine …
 
 
 
 
 
 

intolerances alimentaires, texte du dr Cohen Labo cohen, 187 avenue Victor Hugo 75116 Paris



 
Le programme S I A L  détermine de manière objective les aliments qui provoquent une réaction immunitaire de type IgG 4 : c’est l’intolérance  Alimentaire .
 
L'intolérance alimentaire est une réaction immunitaire très fréquemment observée, aux
conséquences multiples, parfois graves.
 
La corrélation, la plupart du temps méconnue, entre les troubles engendrés et la perturbation du
système immunitaire ne peut être affirmée que par la mise en évidence puis le dosage des
anticorps spécifiques incriminés.
 
Au cours de l'existence, les causes d'installation des intolérances alimentaires sont multiples :
alimentation peu variée, pléthorique, faisant appel à des produits manufacturés, transformés,
raffinés, enrichis en graisses et en sucres, sédentarité, stress, délabrement du système digestif ...
 
Ces mauvaises conditions conduisent à l'augmentation de la porosité intestinale aux
macromolécules, la muqueuse devenant alors incapable de procéder au "tri sélectif".
 
Les aliments franchissant intempestivement et anarchiquement la muqueuse intestinale peuvent
ainsi dans certains cas être perçus comme des substances étrangères, voire hostiles. Le système
immunitaire est anormalement stimulé et élabore des anticorps spécifiques dirigés contre ces
aliments. Une réaction inflammatoire chronique accompagnée de troubles métaboliques, comme
la résistance à l'insuline, peut se mettre en place.
 
 
 
Le S.I.A.L permet, dans un simple échantillon sanguin, de repérer et de doser les éventuels
anticorps alimentaires de type IgG.
Le niveau de concentration des IgG est proportionnelàl'intensité de l'intolérance pour chaque catégorie alimentaire testée.
 
IMPORTANT :    L'intolérance alimentaire (allergie alimentaire de type III), phénomène très
fréquent, chronique, souvent occulte, généralement non dangereux, est caractérisée par la
présence d'anticorps spécifiques de type IgG. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec
l'allergie vraie (de type 1), manifestation rare, visible et explosive, souvent dangereuse,
caractérisée par la présence d'anticorps spécifiques de type IgE.
Les conséquences des intolérances alimentaires sont très variées et dépassent les simples
troubles digestifs. Fatigue chronique, douleurs articulaires, troubles respiratoires, troubles cutanés
(souvent étiquetés d'origine allergique), perturbations du sommeil, troubles de l'humeur,
céphalées, prise de poids intempestive et rebelle sont les symptômes les plus fréquemment
exprimés.
 POURQUOI   FAIRE UN TEST   S I A L  ?
 
 L'intérêt de ce bilan est triple :
 
 • le constat permettant d'identifier et de doser les IgG spécifiques des aliments
responsables des intolérances
 
 • la mise en place d'une stratégie alimentaire basée sur l'éviction plus ou moins longue des
aliments incriminés, selon le niveau de résultat (1 à 3)
 • l'instauration d'un système de rotation concernant les aliments n'occasionnant pas
d'intolérance alimentaire (niveau 0) : ces aliments autorisés devront être consommés
selon un mode alterné, afin d'éviter l'installation de nouvelles intolérances.
 Pourquoi une intolérance alimentaire apparaît-elle ?Les intolérances résultent souvent de l'interaction de différents éléments. Ceux-ci comprennent :

- Les habitudes alimentaires souvent très monotones
- La production industrielle d'aliments
- L’alcool ou des expositions chroniques
- Age du 1er contact avec l’antigène
- Nature et dose de l’antigène
- Fréquence d’administration (chronicité)
- Stress et facteurs environnementaux
- Des infections intestinales --> perturbation de la perméabilité de l’intestin grêle
- Médicaments
- Prédisposition génétique
- Statut immunitaire de l’hôte
 
  Comment apparaît une intolérance
alimentaire
 
Une stimulation continue du système immunitaire et la réaction inflammatoire soutenue par l'ingestion répétée et continue des aliments à risque sont à l’origine d’une intolérance alimentaire.
Ces intolérances perturbent la fonction intestinale : les aliments responsables ne sont
pas complètement assimilés et les résidus partiellement digérés mobilisent votre système immunitaire. Ces résidus sont reconnus et attaqués en tant que corps étrangers.

Votre système immunitaire est fortement mis à contribution et affaiblit votre organisme

De plus, cette chronicité conduit à des lésions et des inflammations chroniques dans certains tissus et à l'apparition de maladies inflammatoires, auto-immunes  et des phénomènes d'allergie et d'hypersensibilité.
 
 QUELS SONT LES ALIMENTS TESTes dans
le bilan s i a l  ?Les recherches sont effectuées par classes d’aliments :
 
·        Céréales ( contenant du Gluten )
·        Champignons
·        Edulcorants
·        Fruits
·        Graines et noix
·        Herbes et condiments
·        Légumes
·        Légumineux
·        Œufs
·        Produits laitiers
·        Thé ou café
·        Plantes céréalieres
·        Levures
·        Poissons et fruits de mer
·        Salades
·        Viandes
·        Additifs alimentaires
 
 
Lorsque l'ensemble des classes a été étudié, un bilan récapitule les évictions temporaires à observer en fonction des gradients attribués.
 
Résultats fournis
Les dosages des IgG

Les résultats sont exprimés en UI/ml correspondant à  des classes d’intolérance sur une échelle de 0 à 3 :

- de 0 à 50 ui/ml :  classe 0 signifie qu’il n’existe aucune intolérance contre l’aliment testé. Aucune restriction de consommation n’est nécessaire.

- de 50 à 100 ui/ml  classe 1 signifient qu’il existe une intolérance alimentaire contre ces aliments, mais encore à faible titre. Aliments à éviter pendant au moins 8 semaines.
 
- de 100 à 200  ui/ml  classe 2 signifient qu’il existe une intolérance alimentaire contre ces aliments plus importante. Aliments à éviter pendant au moins 16 semaines.


- à plus de 200 ui/ml Les classes 3indiquent une forte intolérance alimentaire contre les aliments testés. Aliments à éviter impérativement pendant 32 à 52 semaines ou plus
 Liste des aliments groupés en fonction du degré d’intolérance.


Dr Marc Michael Bransten

166 Avenue Henri Barbusse

Drancy 93700

tel 0148950777

 

Association Internationale pour les recherches médicales

c/o Docteur Trihn

6 Avenue Mac Mahon

75017 Paris

sur R.D.V.

Actualités

 

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19 mai 2012

International Meeting for Autism Research

On l'appelle hormone de l'amour, du bien-être ou parfois de la confiance. Et les résultats préliminaires de cette étude à grande échelle menée par la Yale School of Medicine montrent que cette hormone, l’ocytocine, une substance produite naturellement dans le cerveau et dans tout le corps, contribue à améliorer la fonction cérébrale dans les régions clés qui traitent la communication sociale chez les enfants et les adolescents, atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Ces conclusions présentées le 19 mai à l’International Meeting for Autism Research ouvrent un espoir de nouveau traitement, en combinaison avec d'autres thérapies, pour les enfants atteints.

Le Pr Kevin Pelphrey, professeur agrégé de psychiatrie pédiatrique et l’étudiant postdoctoral Ilanit Gordon résument leur conclusion: «L’administration d’ocytocine en combinaison avec d’autres interventions cliniques peut aboutir à un traitement plus efficace des déficits de la communication sociale typiques de l'autisme ». Alors que ces déficits de communication sont un des principaux symptômes de l’autisme, il y a peu de traitements efficaces et aucun qui ne cible directement ce dysfonctionnement social de base.

L'ocytocine avait déjà retenu l’attention de chercheurs pour sa capacité à réguler de nombreux aspects du comportement et de la cognition sociale chez les humains, mais, afin d’évaluer précisément son impact sur la fonction cérébrale, Gordon et son équipe ont mené cette étude en double aveugle, contrôlée versus placebo auprès d’enfants et d’adolescents âgés de 7 à 18 ans atteints de TSA.

Les jeunes participants ont reçu une dose unique d’ocytocine par vaporisation nasale puis l’effet du médicament dans le cerveau a été suivi par IRM. Les chercheurs constatent que l'ocytocine parvient à augmenter l’activation des régions cérébrales connues pour traiter l'information sociale. Les chercheurs précisent que ces activations cérébrales étaient liées à différentes tâches impliquant divers modes de traitement de l'information, comme par la vision, l’écoute, et la compréhension de personnes extérieures.

 

Source: Yale University via Eurekalert (AAAS) International Meeting for Autism Research
Oxytocin improves brain function in children with autism